Quelques
articles que ABI a mis de coté pour nous tous !:) |
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L'Express |
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L'EXPRESS, 8 sept.89: Michel Polnareff
revient. CBS prépare avec des moyens considérables-mais encore discrètement-les
retrouvailles du chanteur avec le public français. "Good Bye Marylou" vient de
faire son entrée au Top 50, alors qu'un clip est en cours de tournage, non sans
difficulté. L'artiste n'a pas encore choisi son nouveau look ( un sosie aurait
même été embauché...). Pour l'instant, il hante, en éternelle combinaison de
nylon jaune, les couloirs d'un palace parisien, et arbore barbe et cheveux
bruns. Refusant d'enregistrer en studio, avec d'autres, il compose, seul, à 5
heures du matin, sur le piano du dit palace. Rentré au pays sans trop d'illusions
et les poches vides, il vivait incognito au-dessus d'un bistrot de banlieue où
on le voyait parfois servir au bar jusqu'à ce que son manager vienne, au moment
opportun, le remettre dans la course ...et en fonds, grâce à un contrat en or.
Love me, please love me.
ROCK AND FOLK, juill.96: ( Promo Live at the Roxy)
Celui qui se targue ( à juste titre) d’avoir insufflé à la variété française une bonne dose de folie anglo-saxonne se paie un come-back remarqué avec cette carte postale live de LOS Angeles sous forme d’un best of. L’occasion rêvée pour les néophytes et les oublieux de prendre conscience de la valeur de tous ses tubes qui avaient trusté les hit-parades. Ils sont portés par un état de grâce et par une apparente facilité cultivée comme un art : légèreté, séduction d’une pop ouverte aux influences les plus variées, efficacité mélodique, habileté des textes qui sonnent bien sans la moindre prétention, impact imparable des refrains, avec en prime un brin d’insolence et de provocation quelque peu datée. Polnareff a incontestablement donné à la chanson française des années 60 et 70 une partie appréciable de ses rares lettres de noblesse. Et ses morceaux ont toujours une sacrée gueule. Remixés, avec un soin maniaque par le maître en personne, enregistrés avec des pointures US, ils se remettent en phase avec le son d’aujourd’hui, malgré peut-être un usage un peu passéiste des claviers. Traités très sobrement, « Love Me, please love Me » et « Âme câline » n’ont rien à envier aux originaux, tout comme « la poupée qui fait non » qui échappe à son côté scie grâce à une option funk-rock, ou « Holidays » et « Lettre à France », pétris de délicatesse. Si la disparition d’une certaine naïveté d’époque peut parfois être gênante (« le bal des Lazes »), elle est souvent compensée par une maîtrise musicale et vocale renforcée : l’ensemble tourne vraiment, la voix est intacte et les sept choristes font des étincelles. La réussite la plus éclatante est le seul titre réalisé en studio, une superbe version reggae de « tout, tout pour ma chérie », qui évoque carrément ce que Gainsbourg avait pu faire en reprenant ses anciens titres avec ses potes de Jamaïque. Évidemment, par-delà l’exercice de style, il n’y a pas grand-chose de neuf là-dedans, mais il paraît que c’est pour bientôt. En attendant, on ira tous au Paradis en savourant ce plaisir rétro. H .M
FIGARO Magazine, avril 85 :
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